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Ouvrir un compte bancaire suisse avec des cryptos : le guide pratique 2025
Ouvrir un compte bancaire suisse est souvent présenté comme la grande difficulté de l’expatriation crypto. La réalité est plus nuancée : les banques suisses peuvent travailler avec des profils crypto, mais uniquement si le dossier est préparé correctement. Voici ce qui fonctionne — et ce qui fait échouer 80 % des demandes.
Pourquoi les banques suisses refusent les profils crypto
Le cadre réglementaire suisse (LBA, ordonnance OBA-FINMA, Convention de diligence des banques CDB 20) impose aux établissements une identification rigoureuse de l’ayant droit économique et de l’origine des fonds. Pour les actifs numériques, la FINMA précise dans sa circulaire 2018/3 que les transactions on-chain doivent être traçables jusqu’à la source. Ce n’est pas une formalité administrative : le banquier engage sa responsabilité personnelle.
Le résultat : la majorité des banques de détail (Raiffeisen, Postfinance, banques cantonales standards) refusent par défaut. Les acteurs spécialisés (Sygnum, SEBA/AMINA, Maerki Baumann, certains private banks à Lugano) acceptent les profils crypto, mais à condition que le dossier soit construit selon leurs standards. Le refus n’est pas idéologique : il est documentaire.
La notion de proof of funds crypto
La banque doit pouvoir reconstituer le chemin intégral des fonds, depuis l’origine fiat jusqu’au montant en compte. Pour un patrimoine crypto, le dossier de proof of funds inclut :
- Inventaire des wallets : adresses publiques, type de wallet (HW, SW, multisig), date de création, première transaction.
- Historique CEX : exports complets Binance / Kraken / Coinbase / Bitstamp, en particulier les premiers achats fiat (avec virement bancaire correspondant).
- Source d’acquisition initiale : virement fiat depuis un compte personnel KYCé, fiches de paie pour les achats sur salaire, contrat de mining, ou actes notariés pour donations/successions.
- Tableau de réconciliation : les flux entre wallets et exchanges alignés en chronologique, avec les valeurs CHF/EUR au taux du jour de chaque transaction significative.
- Note explicative DeFi : si présence de yield farming, LP, staking, bridge inter-chain — explication narrative protocole par protocole.
Les erreurs qui font échouer une demande
Sur les dossiers refusés que nous reprenons, cinq erreurs reviennent systématiquement :
- Périodes non couvertes : gap chronologique entre l’ach at initial et les soldes actuels, sans export intermédiaire pour combler.
- Incohérences de montants : les transferts déclarés ne réconcilient pas avec les exports CEX (différence de fees, conversions non commentées).
- Exposition à des protocoles à risque : même une seule interaction historique avec Tornado Cash, Hydra, ou un service sanctionné OFAC peut disqualifier l’ensemble du dossier.
- Source non-KYC en amont : fonds initiaux reçus d’un exchange non réglementé ou d’un émission P2P sans identification documentable.
- Format inadapté : 200 pages de CSV brut sans synthèse narrative, sans tableau de réconciliation. Un compliance officer suisse refuse de chercher.
Ce que nous construisons pour vous
Chez Bridge2CH, nous préparons le dossier proof of funds dans le format attendu par les banques suisses partenaires. Cela inclut la synthèse narrative de l’historique crypto, le tableau de concordance entre wallets et exchanges, et la justification de chaque entrée de fonds significant. Ce travail, réalisé par un titulaire du brevet d’avocat, donne à votre demande un niveau de crédibilité que les documents bruts ne peuvent pas atteindre.
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