Portugal NHR vs Suisse : comparatif pour les détenteurs de crypto en 2025

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Portugal NHR vs Suisse : comparatif pour les détenteurs de crypto en 2025

Pendant des années, le Portugal NHR a été la destination phare des expatriés crypto européens. Soleil, qualité de vie, règles fiscales permissives — le pitch était simple. Depuis 2023, la donne a changé. La Suisse, elle, n’a pas bougé. Voici pourquoi de plus en plus de profils choisissent aujourd’hui Genève ou Zoug plutôt que Lisbonne.

NHR vs IFICI : ce qui a changé depuis 2024

Le régime NHR (Residenté Não Habitual) a été fermé aux nouvelles inscriptions au 31 décembre 2023. Il a été remplacé en 2024 par l’IFICI (Incentivo Fiscal à Investigação Científica e Inovação), parfois surnommé « NHR 2.0 ». Mais l’esprit du dispositif a changé : l’IFICI cible exclusivement les chercheurs, professionnels qualifiés et fondateurs de startups innovantes (taux flat 20 % sur les revenus d’activité).

Pour les détenteurs de crypto, deux évolutions majeures : depuis 2023, les plus-values sur actifs détenus moins de 365 jours sont imposées à 28 %. Au-delà de 365 jours, l’exonération subsiste — mais elle exclut les actifs émis dans des juridictions « non coopératives », ce qui couvre une partie du marché crypto offshore. L’exception NHR pour les crypto a disparu.

L’IFICI ne s’applique pas aux investisseurs passifs. Si votre objectif est uniquement de protéger un patrimoine crypto sans activité éligible, le Portugal en 2025 ne présente plus d’avantage fiscal substantiel comparable à la Suisse.

Les contraintes pratiques du Portugal pour les crypto

  • Accès bancaire : CGD, Millennium BCP, Novobanco, Santander Totta — les banques portugaises refusent en quasi-totalité les proof of funds crypto. Solution courante : ouvrir un compte chez Bison Bank ou via Revolut/N26, mais sans le confort d’un private banking local.
  • Instabilité législative : trois réformes structurantes en 4 ans (loi 24-D/2022, OE 2023, fermeture NHR 2023). La trajectoire indique des restrictions futures probables.
  • Infrastructure juridique : l’écosystème crypto-natif (avocats, fiduciaires spécialisés) reste limité comparé à Zurich, Zoug ou Genève.

La Suisse : stabilité réglementaire et accès bancaire

La position fiscale suisse sur les crypto-actifs n’a pas changé depuis la circulaire AFC n°36 de 2021 : pour l’investisseur privé, les plus-values en capital sont exonérées. La FINMA a clarifié le statut des tokens dès 2018 (guidelines ICO). Les cantons publient des fiches techniques annuelles pour la valorisation des principaux actifs au 31 décembre.

Côté bancaire, la Suisse dispose d’une dizaine d’établissements actifs sur les fonds crypto (Sygnum, AMINA, Maerki Baumann, plusieurs banques cantonales pour les profils suffisamment documentés). Aucun pays européen n’offre la même densité d’options.

Le vrai différentiel n’est plus fiscal : c’est l’accès bancaire et la stabilité réglementaire. Une règle à 0 % qui tient depuis 15 ans vaut bien mieux qu’un régime modifié trois fois en quatre ans.

Décision : qui devrait choisir quoi

Le Portugal reste pertinent pour les fondateurs de startup éligibles à l’IFICI (revenus d’activité principalement) et pour les profils à faible patrimoine cherchant un climat plus doux. Pour les détenteurs significatifs de crypto, un besoin bancaire réel, une activité DeFi ou trading actif : la Suisse offre un encadrement plus complet et plus stable. Sur la qualité de vie pure, Vaud et le Tessin proposent un équivalent climatique à Lisbonne avec une infrastructure juridique à un autre niveau.

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